4月
28
2026

À la fin de la première guerre mondiale, la production est un enjeu central au sein des différents cercles intellectuels, économiques et politiques japonais. Les acteurs du monde industriel, confrontés aux difficultés économiques, interrogent sans cesse le processus productif pour le rendre le plus rentable possible. De plus, avec la montée de la philosophie marxiste au sein de l’École de Kyoto tout au long des années 1920, le concept de production (souvent en lien avec celui de corps) devient une notion fondamentale à la compréhension de la véritable réalité définie comme réalité historique. Au croisement de ces multiples discours apparaît une représentation contrastée de la production. Elle est à la fois un lieu de standardisation qui exige un contrôle des corps, que ce soit pour les discipliner ou les protéger, mais également une possibilité d’affirmation de soi, d’émancipation politique et économique.

Au centre de ce croisement, les corps ouvriers féminins subissent par deux fois cette contradiction en tant qu’ils sont considérés comme des corps productifs à double titre. Ils sont soumis aux mêmes impératifs de rendement que les corps masculins, mais sont toujours aussi perçus comme des corps reproductifs, eux aussi soumis à des discours contradictoires. La maternité est décrite comme un acte patriotique nécessaire à l’amélioration de la qualité du corps national, tout en étant également pensée comme un acte d’affirmation et de réalisation de soi en tant que femme.

Cette communication présente les premiers résultats d’un travail de thèse et se propose de mettre en dialogue discours philosophiques et discours politiques sur le corps ouvrier féminin. Elle cherche ainsi à comprendre les mécanismes de cette double injonction à la production et à la reproduction imposée aux ouvrières japonaises au début du XXe siècle.

Ouvrières de la soie dévidant des cocons.
Photo attribuée à T.Itami (T・エナミ 1859-1929), tirage 1915-23.

Ameline GARNIER est doctorante en philosophie à l’Inalco (Inalco/IFRAE) sous la codirection d’Emmanuel Lozerand (Inalco) et de Thierry Hoquet (Paris-Nanterre). Elle mène actuellement ses recherches à l’université de Kyoto au sein du groupe de recherche en histoire de la philosophie japonaise, sous la supervision d’Uehara Mayuko.

Sa thèse, intitulée La vie incarnée : discours sur le corps dans le Japon des années 1920 et 1930, porte sur la conceptualisation du corps dans la pensée japonaise du début du XXe siècle. À travers une approche transdisciplinaire, elle met en dialogue les textes philosophiques de l’École de Kyoto avec des sources littéraires et historiques relatives à l’expérience des corps ouvriers.

Elle collabore actuellement à la traduction en français d’Une Recherche sur le bien de Nishida Kitarō.

Modérateurs : Mélanie HOURS (IFRJ-MFJ, univ. Toulouse 2-Le Mirail), Adrien BOYETTE (univ. des Sciences de Tokyo), Paul SAUVAIRE-BROCHOT (Inalco, IFRAE)

Organisation : IFRJ-MFJ

* 日仏会館フランス国立日本研究所主催の催しは特に記載のない限り、一般公開・入場無料ですが、参加にはホームページからの申込みが必須となります。

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