Maison Franco-japonaise: 日仏会館 Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19 MEAE-CNRS)

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jeudi 23 mai 2019

Rapport de l’Atelier de lecture à la Bibliothèque de la Maison franco-japonaise
1. Autour de la bande dessinée francophone

Date : mercredi 24 avril 2019 de 18 h 30 à 20 h
Lieu : Bibliothèque de la Maison franco-japonaise
Participants : 28
Modérateur : Monsieur HARA Masato

atelier de lecture_1_04.jpg La Bibliothèque de la Maison franco-japonaise a lancé une série d’ateliers de lecture et de traduction de bandes dessinées francophones, dont la première séance a eu lieu au mois d’avril.
M. Hara, traducteur de nombreuses bandes dessinées et modérateur de l’atelier, a d’abord expliqué brièvement leur but, qui est avant tout de tenter d’augmenter l’intérêt des lecteurs japonais pour la BD francophone.
Il a tenu à rappeler qu’il ne s’agissait pas d’ateliers pour discuter d’une BD qu’on a lue préalablement, mais plutôt d’ateliers pendant lesquels les participants traduiraient à tour de rôle le début de l’œuvre choisie, donneraient un avis si nécessaire et partageraient leurs connaissances sur les références culturelles essentielles à la compréhension de l’œuvre.
Nous avons fait un tour de table avant d’ouvrir l’atelier.

Voici le rapport de M. Hara sur la première séance de l’atelier de lecture :

Banana-girl_couverture.jpg « Nous avons lu Banana girl de Kei Lam, publié par Steinkis (France) en 2017, et qui n'est pas encore traduit en japonais.
   Banana Girl est une œuvre autobiographique de l'auteure Kei Lam. Son père, qui rêve d’être peintre, quitte Hong Kong et emménage à Paris alors que Kei n’est qu’une fillette. Kei Lam et sa mère viennent le voir pour une courte visite, mais sont finalement forcées par celui-ci à rester à Paris. Se retrouvant soudain dans un pays étranger dont elle ne parle pas la langue, Kei est confrontée à une multitude de différences culturelles. Elle se souvient des expériences de l'époque et, à travers ce livre, elle considère sa propre identité en tant que Chinoise vivant à Paris.
   Bien qu’il s’agisse d’une BD, il n’y a pas de cases et peu de dialogue, mais beaucoup de texte racontant l’histoire et les pensées de l'auteure. En ce sens, c’est une œuvre proche d'un roman, supposément facile à lire pour que les lecteurs japonais habitués à des courts textes en français se familiarisent avec la BD.
   Nous avons lu le texte du début à la page 21. Les participants avaient reçu à l'avance une copie des pages pour préparer l’atelier. Chacun a traduit un extrait de plusieurs lignes et les participants se sont entraidés pour la grammaire et les difficultés liées aux références culturelles.
   Quelques participants ont vécu à Paris au début des années 1990, époque de l’histoire. Ils ont expliqué au groupe la situation et l’atmosphère de Paris à cette époque. Ces détails étaient, il me semble, très utiles aux autres lecteurs qui n’étaient pas familiers avec ce contexte.
   J’étais ravi de voir à notre atelier des participants qui lisaient de la bande dessinée pour la première fois, qui ont apprécié leur découverte et ont trouvé leur lecture intéressante.
   Les nouvelles bandes dessinées francophones ne sont pas connues au Japon à l’heure actuelle. J'aimerais que les Japonais se familiarisent avec la BD à travers ces séances de lecture. »

Un « Atelier de lecture à la Bibliothèque de la Maison franco-japonaise : autour de la bande dessinée francophone » se tiendra une fois par mois. Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à vous joindre à nous en vous inscrivant à la bibliothèque.
Les prochaines séances auront lieu les 28 et 29 mai 2019.


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