Maison Franco-japonaise: 日仏会館 Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)

Langue:JA / FR


Présentation

Raphaël LANGUILLON-AUSSEL

Profil :
  • Chercheur de l'Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise, UMIFRE 19 MEAE-CNRS
  • Chercheur associé à l’université de Genève, département de géographie et Institut de Gouvernance de l’Environnement et de Développement Territorial (GEDT)
  • Vice-président du comité éditorial, Articulo – Journal of Urban Research
  • Membre du comité scientifique de CLAMEUR – Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux
  • Qualification CNU aux sections 15 (japonais), 23 (géographie) et 24 (urbanisme et aménagement)

  • Contact : Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise, 3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo, 150-0013, Japon
    Tél : 00-81-3-5421-7641
    Fax : 00-81-3-5421-7651
    Mail : languillon[at]mfj.gr.jp ou rlanguillon[at]gmail.com

    Thèmes de recherche

    • Inscription épistémologique et disciplinaire générale : Économie politique critique des dynamiques contemporaines d’aménagement des espaces urbains en Europe (France, Suisse) et en Asie de l’Est (Japon, Corée du Sud, Chine continentale et Singapour)
    • 4 thèmes principaux de recherche :
      - Renaissance urbaine et verticalisation des espaces centraux des métropoles en Europe et en Asie de l’Est
      - Événementiels (dont Jeux olympiques), vitesses de la fabrique urbaine et trajectoires métropolitaines (perspective géohistorique)
      - Révolution du numérique et transformation des espaces urbains (dont espaces publics)
      - Vieillissement, maturité urbaine, marchés immobiliers et dynamiques d’aménagement
    • Géographe spécialiste d’aménagement et d’études urbaines, je m’intéresse aux relations entre les dynamiques d’urbanisation, les régimes politiques qui en assurent le cadre légal et les régimes capitalistiques qui impulsent les formes d’accumulation afférentes. Proche d’une posture critique marxiste, j’analyse dans plusieurs terrains dont Tokyo se trouve être le principal quatre mutations que je considère être des exemples de ces relations entre urbanisation, régimes politiques et dynamiques capitalistiques : les politiques de renaissance urbaine et la verticalisation des espaces centraux, associées à une réflexion plus large sur les mécanismes de fixation du capital (spatial fix) ; les conséquences de la révolution du numérique sur les modèles (smart cities), les formes, la gouvernance et la dynamique des espaces urbains, en particulier les espaces publics ; le vieillissement et ses impacts sur les marchés immobiliers et, au-delà, sur la fabrique des villes ; et enfin le rôle joué par l’événementiel (en particulier les Jeux olympiques) sur les temporalités de fabrique de la ville et l’inflexion des trajectoires métropolitaines.
      J’ai commencé à travailler sur le Japon en 2007, sous la direction de Philippe Pelletier, professeur actuellement émérite de l’université de Lyon, qui a par la suite été mon directeur de recherches doctorales (2010-2015). L’ensemble des quatre thématiques illustrant mon cadre théorique général sont toutes issues de mon terrain de thèse, Tokyo, que j’ai ensuite essayé de diversifier en allant poursuivre mes recherches ailleurs en Asie de l’Est (Singapour, Corée du Sud et Chine continentale) et en Europe de l’Ouest (France et Suisse essentiellement).
      Le projet de recherche que j’ai déposé au sein de l’UMIFRE 19 s’intitule « 1930-2025 : un siècle de grands événements urbains au Japon. De la modernité à la maturité, géohistoire des relations entre événementiel et régimes d'urbanisation des métropoles japonaises ». Il se construit autour d’une problématique géohistorique interrogeant les modèles d’aménagement présents dans les grands événements urbains, ce qu’ils peuvent nous apprendre des régimes politiques qui les ont formalisés et ce qu’il en est resté dans les logiques et les cultures d’aménagement ultérieur des métropoles japonaises. L'hypothèse générale tend à considérer que ces grands événements ont marqué les processus d’urbanisation des métropoles japonaises bien au-delà des seuls sites aménagés et des temporalités de leur préparation et de leur tenue, et nous renseigneraient sur la nature des régimes politiques, économiques et urbains de leur période respective. Il s’agit ainsi de voir, à travers une confrontation et une comparaison historique d'une petite dizaine de projets, comment les métropoles japonaises ont été en partie structurées via l'événementiel international, et comment grands événements, dynamiques urbaines et régimes politiques se sont mutuellement influencés au Japon.


    Parcours académique

      Normalien et agrégé, je suis docteur en géographie et aménagement de l'université de Lyon. En parallèle, je suis aussi diplômé de langue et civilisation japonaises de Science Po Lyon, ainsi que d'histoire à l'université de Lyon. J'ai également étudié la sociologie à l'université de Tokyo, et les politiques publiques à l'université Chūō, au Japon. Ainsi boursier de la Fondation Palladio et de la Fondation Schmidheiny pour mes recherches en immobilier, j'ai été financé par le Centre d'Études Olympiques, le programme de bourses d'excellence de la Confédération suisse pour chercheurs étrangers, la Japanese Society for the Promotion of Sciences, la Fondation maison de sciences de l’homme et l'Ecole Française d’Extrême Orient, ainsi que par Campus France via ses programmes Zhang Heng et Xu Guangqi et la Région Rhône-Alpes via son programme Explora Doc.
      Avant d’être nommé à l’Institut français de recherche sur le Japon de Tokyo, j’ai été chargé de cours et collaborateur scientifique pendant 4 ans à l'université de Genève, à laquelle je suis toujours chercheur associé via son département de géographie et l’Institut GEDT. J'y ai enseigné en bachelor (licence) de géographie, ainsi que dans le master de géographie politique et culturelle, le master de développement territorial (MDT) et le master « Innovations, Human Development and Sustainability » co-habilité par l'université de Tsinghua (Pékin, Chine).
      Au cours des dix dernières années, j'ai également enseigné dans cinq autres universités européennes (Lyon 2 de 2010 à 2013, Nantes en 2013-2014, Perpignan en 2014-2015, Rouen en 2016-2017 et Neuchâtel en 2019-2020) en tant qu’assistant, chargé de cours (ATER) ou chargé d'enseignement. Je suis également intervenu ponctuellement dans l'offre de cours de la faculté de politiques publiques de l'université Chūō, au Japon (Tokyo), et de l'université de Lausanne (programme IGLUS). En tant que professeur agrégé, j'ai assuré en 2012 la préparation au concours interne de l'agrégation d'histoire-géographie dispensée par le rectorat de Lyon, ainsi que la préparation au CAER d'histoire-géographie au sein du CEPEC international (Centre d'Etudes Pédagogiques pour l'Expérimentation et le Conseil) entre 2008 et 2013. Enfin, j’ai été membre du jury du concours d'entrée de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon entre 2017 et 2021, pour l’épreuve de spécialité de géographie.
      En tant que spécialiste de l'urbain, je mène régulièrement des missions de consulting pour divers institutions publiques et grands groupes privés européens. En plus de mes relations privilégiées avec La Fabrique de la Cité, think tank parisien dédié aux études urbaines où j’ai été chargé d'études senior en 2019-2020, j'ai collaboré avec les groupes VINCI, ENGIE (Crigen) ou encore Colliers International (ancien cabinet stratégique d'Icade), ainsi que la start-up Sciago. Je suis actuellement membre du comité scientifique de CLAMEUR (Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux), association fondée par cinq acteurs majeurs du marché locatif français dont PLURIENCE et FONCIA et rejointe par 28 membres associés dont Gecina, Bouygues Immobilier ou Nexity, afin de mieux connaître l’état du marché locatif résidentiel en France.


    Publications depuis 2017

    Direction de numéro de revue

    Chapitres d'ouvrages collectifs

      • Languillon R., (à paraître, 2021), Digital and energy transition in French cities: limits and asymptote effects, in Magali Dreyfus and Aki Suwa (eds.), Local Energy Governance in France and Japan, Routledge.
      • Languillon R., 2021, Espace-temps de la ville : la crise matricielle de l'aménagement urbain dans les démocraties occidentales, in Chenu José-Michaël (dir.), Construire plus vite la ville durable. Nouveau modèle et partenariats, Paris, Editions Eyrolles, pp. 55-79
      • Languillon R., 2018, Les « smart » communities japonaises : quel projet sociétal en Asie ?, in Desponds D. et Nappi-Choulet I. (dir.), Territoire intelligent, un modèle si smart ?, Paris, Editions de l'Aube, pp. 49-60.
      • Languillon R., 2017, Les villes-nouvelles smart au Japon : modèle éco-soutenable pour les métropoles asiatiques ?, in Leducq D., Scarwell H.-J. et Ingallina P., Modèles de la ville durable en Asie. Utopies, circulation des pratiques, gouvernance, Peter Lang Publisher, pp. 185-204

    Ouvrage

      • Languillon R., 2018, Les Japonais. Lignes de vie d'un peuple, Paris, Editions Henry Dougier, 150 p.

    Tribune

    Accueil > Recherche > Personnel de recherche Personnel Administratif > Raphaël LANGUILLON-AUSSEL