Maison Franco-japonaise: 日仏会館
Bureau français  Institut français de recherche sur le Japon  (UMIFRE 19, MAEE-CNRS)

Langue:JA / FR


Agenda

janvier 2018

Lunch Seminar on Japanese Economy and Society

Disruption of Dietary Habits in the Elderly Analysis of a Japanese food desert


en anglais sans traduction
lundi 15 janvier 2018 / 12:30 – 14:00
salle 601
IWAMA Nobuyuki (Ibaraki Christian University)
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In this presentation I analyse the factors disrupting the healthy eating habits of the elderly in a Japanese suburban city centre. Food desert (FD) issues are closely linked to social exclusion and have complex causes that differ by country. East Asian countries, in particular Japan, have serious problems with aging populations, which strongly suggests that other barriers are likely to inhibit healthy eating for the elderly in Japan and give rise to FD issues. In the area studied, 49% of the elderly residents, many of whom were concentrated in the city centre, were estimated to have poor nutrition. Our multilevel analysis indicated that weak ties with family and the local community heavily impacted a large proportion of these nutritionally depleted elderly residents. Previously the issue of food deserts was considered to be a problem that mainly affected areas where small neighbourhood shopping areas had closed, thereby making shopping physically difficult for people without private cars. However, our study shows that reduced intimacy in people’s relationships also increases the risk of food deserts forming.

Profile
Iwama Nobuyuki is a professor of cross-cultural studies at Ibaraki Christian University. He is highly interested in the social problem of aging societies and has published several books and articles, including Food Desert Issues in Urban Areas (Association of Agriculture and Forestry Statistics, 2017), Japanese Food Deserts Issues (Association of Agriculture and Forestry Statistics, 2011), and “Analysis of the Factors That Disrupt Dietary Habits in the Elderly” (http://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/0042098016677450). He has served on the Verification and Investigation Committee on Disadvantaged Shopper Issues at the Japanese Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries and the Japanese Ministry of Economy, Trade and Industry.

Moderator: Sophie BUHNIK (UMIFRE 19 – MFJ)
Organization: Bureau français de la MFJ
Co-organization: CCI France Japon

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Conférence du lauréat du prix Shibusawa-Claudel, 34e édition

Le gouvernement Abe et les bureaucrates.
Les clés du pouvoir (2012-2017)


en français avec traduction
mardi 16 janvier 2018 / 18h30 – 20h30
Auditorium
Arnaud GRIVAUD (INALCO/CRCAO)
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La haute administration a longtemps été considérée au Japon comme trop puissante. Mais en l'écartant complètement de la prise de décision entre 2009 et 2012, les gouvernements issus du Parti Démocrate Japonais (PDJ) ont eu à subir de nombreux dysfonctionnements. Depuis, le cabinet Abe (Parti Libéral Démocrate, PLD) semble avoir trouvé un délicat équilibre dans lequel il parvient à imposer ses orientations politiques en prenant garde cependant de ne pas contrarier son administration outre mesure. Cette conférence tâchera d'expliquer les clés de cette réussite.

Profil :
Arnaud Grivaud a soutenu sa thèse en octobre 2016 à l’université Paris Diderot, sous la direction d’Eric Seizelet. Il est actuellement post-doctorant à l’Inalco et étudie l’évolution du rôle de l’État au Japon.

Organisation :
Fondation MFJ, Bureau français de la MFJ
Concours : Fondation Shibusawa Eiichi, Journal Yomiuri.


* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Cycle de conférences « Études japonaises, nouvelles approches »

La vie des mineurs dans le Japon d’après-guerre (1945-1973)


en français avec traduction
lundi 22 janvier 2018 / 18h30 – 20h30
salle 601
Bernard THOMANN (univ. des Langues étrangères de Tokyo /INALCO)
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Alors que la plupart des mines de charbon japonaises ont aujourd’hui disparu, on a tendance à oublier que le l’industrie houillère fut, comme en France, l’industrie clé sur laquelle reposa la révolution industrielle, puis le développement économique du Japon.  Cependant, dans le même temps, l’image du mineur de charbon que renvoie l’œuvre du mineur-peintre Yamamoto Sakubê, inscrit par l’Unesco au Registre « Mémoire du monde », alimente la représentation d’un monde très singulier, presque imperméable aux processus de modernisation et d’uniformisation des modes de vies ouvriers qu’ont connus les sociétés industrialisées au cours du XXème siècle. Jusque dans la période d’après-guerre, des livres témoignages, tel que ceux d’Ueno Eishin, décrivant la situation difficile des mineurs du bassin minier du Chikuhô dans le Kyûshû, ou des œuvres d’artiste comme Senta Umeji, gravant sur le bois leur vie et leur travail, ont montré à quel point ces communautés étaient restées singulières. Mais, dans le même temps, à côté du monde des petites mines, où les transformations furent plus lentes, les grandes entreprises houillères ont incarné à l’extrême un processus de modernisation du travail et des conditions de vie. Pour évoquer ce processus historique, nous parlerons aussi bien de l’organisation de la production, des systèmes de salaire, que des conditions matérielles de vie quotidienne telles que l’hygiène, la nutrition ou le logement. Nous fonderons notre présentation sur l’exemple de mines à travers tout l’archipel, à partir d’interviews d’anciens mineurs menées à Ômuta, Tagawa ou Kushiro et de sources de première main, essentiellement de la mine Mitsubishi de Hashima, au large de Nagasaki, et de celle de l’entreprise Meiji à Hirayama dans le bassin du Chikuhô.

Modérateur :
Guillaume CARRÉ (UMIFRE 19 - MFJ)
Organisation :
Bureau français de la MFJ

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Séminaire de méthodologie

Séminaire Doctoral


en français sans traduction
mardi 23 janvier 2018 / 18h – 20h
salle 601
Maison franco-japonaise
Institut français de recherche sur le Japon UMIFRE 19
Séminaire doctoral


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Nous aurons le plaisir d’écouter les interventions de :

Brendan LEROUX, professeur associé à l’Université Teikyô, au sujet de son travail de thèse.
     
Et de :
 
Nora JUURMA, doctorante à Lyon 3 (en échange à Nagoya), sur le sujet suivant:

La « terre » dans la fiction littéraire de Matsui Tarô (1917-2017) : en toile de fond de l’intrigue

Entre 1908 et 1942, le nombre d’émigrants japonais vers le Brésil est d’environ 180 000 personnes. Or, c’est durant une période de quinze ans (1926-1941) que plus de 75% d’entre eux émigrent – période pendant laquelle l’immigration au Brésil est subventionnée par le gouvernement japonais . La majorité des migrants qui quittent le Japon après 1923 sont des kokusaku imin – personnes migrant sous une politique nationale (japonaise) stratégique . Les dimensions domestique et internationale de la « machine politique » de l’émigration japonaise en Amérique latine sont synthétisées par Toake Endoh : 1) au niveau national, elle fut utile pour décomprimer la protestation sociale et le radicalisme et assurer stabilité et unité nationale, en déplaçant physiquement à l’étranger les germes de ravages sociaux 2) au niveau international, la stratégie émigration-colonisation soutint les ambitions de richesse, de pouvoir et de statut de l’Etat du Japon, qui capitalisait sur les liens organiques transnationaux du Japon avec sa diaspora co-ethnique en Amérique latine . Selon Endoh, la façon dont l’Etat du Japon traitait sa diaspora au Brésil était « Janus aux deux visages » – exclusion ici et inclusion là-bas – et cela persistait avant et après la Seconde Guerre mondiale. L’Etat japonais participait à l’organisation des activités agricoles des Japonais au Brésil ainsi que dans la vie sociale et la formation d’identité de cette communauté : le Japon « se comportait comme un précepteur idéologique offrant une réglementation orthodoxe à sa population co-ethnique outre-mer » . La vision du Japon fut de « reproduire un Japon parfait dans les Amériques » . Dans un schéma alimenté par les ambitions d’expansion du Japon, les émigrants « cessèrent d’être des masses improductives ou indisciplinées, et devinrent des acteurs utiles et consciencieux du développement colonial, mères porteuses (sic) dans les avances expansionnistes du Japon » .
Ces éléments politico-historiques sont absents de la fiction littéraire de MATSUI Tarô 松井太郎 (1917-2017), auteur qui est né à Kôbe et a émigré au Brésil en 1936. Matsui, qui écrit en langue japonaise, a poursuivi des activités littéraires de 1966 jusqu’à la fin de sa vie et selon Hosokawa Shûhei est « le seul auteur [au sein de la société nikkei brésilienne] dont la production littéraire mériterait d’être répartie en périodes » . L’objectif de notre intervention est de tenter de lire l’histoire (politique) de l’immigration japonaise au Brésil dans la fiction littéraire de Matsui. L’œuvre de Matsui est riche en intrigues, mais notre but est de lire la toile de fond de ses nouvelles (courtes et longues). Qu’est-ce qui y est absent ? Qu’est-ce qui serait présent à travers des absences ? Qu’est-ce qui motiverait Matsui dans son écriture, sans qu’il ne le dise clairement dans son œuvre ? Nous aimerions nous concentrer entre autres sur l’élément de la « terre » – concept au centre de l’histoire de l’immigration-colonisation japonaise au Brésil – dans l’œuvre de Matsui et aurions pour motivation de révéler la relation de Matsui, immigrant de première génération, à l’histoire coloniale japonaise, ainsi que de tirer des conclusions sur les auto-perceptions ou auto-positionnements potentiels de la communauté japonaise au Brésil, lus à travers la fiction de Matsui.


 

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