Maison Franco-japonaise: 日仏会館
Bureau français  Institut français de recherche sur le Japon  (UMIFRE 19, MAEE-CNRS)

Langue:JA / FR


Agenda

Séminaire de méthodologie

Séminaire Doctoral


en français sans traduction
Date mardi 16 mai 2017 / 18h – 20h
Lieu salle 601
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Nous commencerons la séance par une discussion consacrée à la présence en ligne des jeunes chercheurs (publication en ligne, vulgarisation scientifique, site personnel, réseaux sociaux académiques...) introduite par Benoit BOTTOS, doctorant à l’Université Paris 7 Diderot et à l’Université Chûô. Afin d’anticiper leurs échanges, les participants sont invités à préparer quelques questions autour de ce thème.
Nous aurons ensuite le plaisir d’écouter les interventions de :

Macha SPOEHRLE, doctorante en littérature japonaise à l’Université de Tokyo

L’ÉCRITURE ROMANESQUE EN TANT QUE MOYEN D’EXPRESSION CHEZ ORIKUCHI SHINOBU

Orikuchi Shinobu (折口信夫1887-1953), le plus souvent connu pour ses travaux d'ethnologie sur les croyances et les rites du Japon (Kodai kenkyû 古代研究 « Etudes sur l’Antiquité »,  1929), fut également un philologue, théoricien des origines de la littérature japonaise et critique de la langue classique et, d’autre part, un auteur d’œuvres littéraires, qu'il publia sous le nom de plume de Shaku Chôku釈迢空.
L’œuvre d’Orikuchi, touchant à de nombreux domaines, s’inscrit dans une perspective que l’on pourrait qualifier d’interdisciplinaire. Héritant de la pensée et des méthodes propres aux études nationales (kokugaku 国学) et profitant de l’espace d’expression créé par les études folkloriques (minzokugaku民俗学) au début du XXe siècle, Orikuchi produisit un discours à l’encontre du rationalisme scientifique, tout en défendant une approche de la littérature nationale et de son histoire. De plus, il écrivit un grand nombre de poèmes ainsi quelques œuvres de fiction, usant de formes et de méthodes d’écritures aussi variées que modernes.
Pourtant, le travail ainsi laissé par Orikuchi Shinobu, souvent réduit à l’une ou l’autre de ces dimensions, reste peu étudié de façon systématique.
Fort de ce constat, nous proposons une relecture considérant les différentes strates qui composent son œuvre. En particulier, nous aborderons la nouvelle  L’épouse du Dieu  (Kami no yome 神の嫁,1922), présentée par Orikuchi comme étant la « doublure » d’un écrit scientifique. Par quelques éléments d’analyse, nous montrerons ce qui nous permettrait de reconsidérer le discours de l’auteur et, par la même occasion, de réfléchir à la question de l’expression littéraire.

Et de :

Romain JOURDAN
, maître assistant à l’Université des études étrangères de Kyoto

DES OUVRAGES DE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE DANS LE JAPON DU XVIIIE SIECLE : SOURCES, STRUCTURE ET CONTENU

Quand le Japon ferme ses frontières dans les années 1640, il ne tourne pas complètement le dos au monde qui l’entoure. Les Hollandais, s’ils sont les seuls Européens autorisés à débarquer à Nagasaki, possèdent un vaste empire commercial qui s’étend sur tous les continents. Cet état de fait n’échappe pas au bakufu, qui charge ses interprètes d’interroger les Hollandais sur les pays qu’ils ont visités et sur les biens qu’ils en rapportent. Entre les mains d’intellectuels comme Nishikawa Joken ou Arai Hakuseki, ces comptes-rendus deviennent dans les années 1700 des ouvrages de géographie universelle ambitieux, au contenu riche et où s’exprime une vision du monde et une réflexion originales sur la géographie, ses buts et ses méthodes.
Bien plus tard, dans les années 1780, les études hollandaises connaissent un véritable essor, autour de la figure d’Ôtsuki Gentaku. Non seulement un grand nombre d’ouvrages occidentaux sont désormais disponibles, mais en plus, les « hollandistes », en maîtrisent la langue et produisent un flot constant de traductions dans tous les domaines. La géographie n’est pas en reste, avec les travaux de Katsuragawa Hoshû, Kutsuki Masatsuna ou encore Yamamura Saisuke. Certains comme Kutsuki, transcrivent pour la première fois en japonais des milliers de toponymes étrangers. D’autres, comme Yamamura, rassemblent plus de trois cents sources d’origine occidentale, chinoise et japonaise, pour tenter d’en faire une synthèse.
Y a-t-il une continuité entre les travaux du début et ceux de la fin du siècle ? Peut-on parler d’une « tradition » de la géographie universelle au Japon et si oui, quelles sont ses particularités ? Nous examinerons, sur le modèle de la Géographie des philosophes de Numa Broc, comment les Japonais ont pu étudier le monde sans jamais quitter leur ile, et réfléchirons à la place de la traduction dans le développement d’une discipline scientifique.

* L'accès aux manifestations de la MFJ est gratuit (sauf mentioncontraire), mais l'inscription préalable est obligatoire.
Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.
Dans le cadre des mesures de sécurité renforcées, une pièce d'identité sera demandée à l'entrée.

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