Maison Franco-japonaise: 日仏会館
Bureau français  Institut français de recherche sur le Japon  (UMIFRE 19, MAEE-CNRS)

Langue:JA / FR


Agenda

avril 2016

Origine et destin de l'archéologie médiévale en France et au Japon : une nouvelle branche de l'archéologie dans la seconde moitié du XXe siècle

[ Conférence ]

en français avec traduction
vendredi 08 avril 2016 / 18h30 – 20h30
Salle 601
Luc BOURGEOIS (univ. de Caen Normandie), ONO Masatoshi (National Institute for Humanities)


luc bourgeois.png


Que ce soit en France ou au Japon, on connaît l'arrière plan historique et scientifique, idéologique bien sûr, qui a présidé à l'élaboration des archéologies préhistorique, protohistorique et antique. Il est moins souvent question de la dernière des archéologies à s'être constituée : l'archéologie médiévale. Pourtant, depuis plusieurs décennies maintenant, cette dernière apporte beaucoup et avec originalité au discours sur le passé : culture matérielle et technique, remise en question des sources textuelles et éclairage sur la vie et l'organisation concrète des sociétés féodales. De plus, en France comme au Japon, alors qu'il en va tout autrement pour les archéologies des périodes plus anciennes, la recherche de terrain sur le Moyen-Âge se met en place sensiblement au même moment : la fin des années 1960 et le début des années 1970.

Conférenciers :
Luc BOURGEOIS
Professeur d'archéologie médiévale à l'université de Caen Normandie ;
Directeur de la revue Archéologie médiévale.
Spécialiste d'archéologie castrale et urbaine, de la culture matérielle et aristocratique du Ve au XIIIe siècles, et de l'historiographie de l'archéologie médiévale. Auteur de Demeurer, défendre et paraître : Orientations récentes de l'archéologie des fortifications et des résidences aristocratiques médiévales entre Loire et Pyrénées (APC, Chauvigny, 2014).

ONO Masatoshi
Ancien administrateur du National Institute for Humanities ; président de la Société d'étude sur les céramiques importées.
Personnalité incontournable de l'archéologie médiévale au Japon, auteur notamment de l'ouvrage Archéologie d'une ville sous le château - Les enseignements du site d'Ichijôdani (éditions Kôdansha, Tokyo, 1997)

Discutants : NAKAJIMA Keiichi (univ. Keiô), Laurent NESPOULOUS (UMIFRE 19 - MFJ)
Organisation :  Bureau français de la MFJ
Co-org. : Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (Université de Caen Normandie), univ. Keiô
Concours : Société franco-japonaise d'art et d'archéologie

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

L'état d'exception après Fukushima : société, politique, poétique


en français sans traduction
samedi 09 avril 2016 / 10h00 – 16h00
salle 601
AFFICHE JOURNEE 9 AVRIL 2016 .jpgのサムネール画像
Cliquer sur l'image pour plus d'informations

Cette journée d'études propose de faire un point sur Fukushima cinq ans après la catastrophe. Nous en étudierons l'impact et les conséquences en croisant les points de vue de la philosophie, de la sociologie, de la politique et de la poésie.


Programme

Première Partie :

TAGUCHI Takumi : "L'idée de la sortie du nucléaire et de la désirradiation".
SATÔ Yoshiyuki : "La réalisation de la sortie du nucléaire et la démocratie".
Thomas BRISSON : "L'État face à la catastrophe et gérer l'exception".
Hervé COUCHOT : "Le principe de déraison : de l'ère atomique à l'"État de sécurité" nucléaire". Michaël FERRIER : "Le nucléaire : représentation artistique et représentation politique".
Christian DOUMET : "Qu'est-ce qu'une exception ? "

****

Deuxième Partie :

Table ronde : « Les Sciences Humaines faces à l'état d'exception »

Intervenants : Thomas BRISSON (univ. Paris VIII), Hervé COUCHOT (univ. Sofia), Christian DOUMET (univ. Paris IV), Michaël FERRIER (univ. Chûô), SATÔ Yoshiyuki (univ. de Tsukuba), TAGUCHI Takumi (univ. d’Utsunomiya), Satoshi UKAI (univ. Hitotsubashi)

Modératrice: Midori OGAWA (univ. de Tsukuba)

Org. :  ICR (Institute for Comparative Research in Human and Social Sciences) de l’université de Tsukuba, Bureau français de la MFJ

Co-org. : Institut Universitaire de France
En français sans traduction



* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

La voix des sans voix : la prosopopée, une figure entre littérature et philosophie

[ Conférence ]

en français avec traduction
lundi 18 avril 2016 / 18h30 – 20h30
Auditorium
Bruno CLÉMENT (COMUE Paris Lumières/univ. Paris 8, IUF)
Bruno Clement.jpg

La voix humaine est pour la pensée un objet résistant : charnelle et spirituelle, medium de la parole et du chant, ajoutant aux mots qu'elle profère la saveur de son intonation, animale et humaine, la voix est naturelle, en somme. Mais pas seulement... La conférence abordera cette équivocité essentielle à partir d'une figure, la prosopopée, qui, donnant voix aux absents, aux morts, aux êtres surnaturels, ou même inanimés, confère aux textes qu'elle informe un relief toujours édifiant. Usant de la prosopopée, les philosophes ou les théoriciens (Platon, Rousseau, Nietzsche, Freud, Foucault, Levinas), les poètes ou les romanciers (Beckett, Blanchot, Deguy, Sarraute) font entendre, surplombant le discours ordinaire et reçu, une voix étrangère et intempestive - une autre voix. Voix véridique et exigeante, voix morale, au zénith de la conscience. Voix verticale.

Bruno Clément a présidé le Collège international de philosophie (2004-2007) ; il est professeur à l'université Paris 8 et membre de l'Institut Universitaire de France. Il préside actuellement le Conseil académique de l'université Paris Lumières.
L'œuvre sans qualités - rhétorique de Samuel Beckett (Seuil, 1994), Le lecteur et son modèle (PUF, 1999), L'invention du commentaire - Augustin, Jacques Derrida (PUF, 2000), Le récit de la méthode (Seuil, 2005), La voix verticale (Belin, 2012)

lavoix.jpg

Conférencier : Bruno CLÉMENT (COMUE Paris Lumières/univ. Paris 8, IUF)
Discutante : GOHARA Kai (univ. de Tôkyô)
Modérateur : SAWADA Nao (univ. Rikkyô)
Org. : Fondation de la MFJ, Bureau français de la MFJ
Soutien : Ambassade de France/IFJ
Concours : Éditions Suisei-sha
Avec traduction simultanée

* M. Bruno Clément donnera un séminaire sur « Les philosophes et la question du style » à la Maison franco-japonaise le 19 avril de 18h30 à 20h30, dans la salle 501.

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Séminaire doctoral

[ Séminaire de recherche ]

en français sans traduction
mardi 19 avril 2016 / 18 h - 20 h
salle 601
Maison franco-japonaise
Institut français de recherche sur le Japon UMIFRE 19
Séminaire doctoral


 Ce séminaire mensuel s'adresse principalement aux doctorants francophones en sciences humaines et sociales, mais demeure également ouvert aux étudiants de Master ou autres jeunes chercheurs. Organisé par des étudiants et pour des étudiants, encadré par le directeur et les chercheurs de la Maison franco-japonaise, il s'agit d'un espace dédié à la présentation de travaux de recherche, quel que soit leur stade d'avancement, et de discuter collectivement des problèmes méthodologiques rencontrés tout au long du processus d'élaboration de la thèse.
 Se déroulant sous la forme d'exposés suivis d'un échange avec la salle, le séminaire constitue un entraînement à la prise de parole en public, à la présentation claire et adaptée de son sujet, à la maîtrise des outils logiciels de projection. Les participants de l'auditoire bénéficient quant à eux de l'expérience de leurs collègues et sont conviés à s'interroger sur des questions de méthode qui leur sont propres. Ils profitent, en outre, de connaissances et résultats souvent encore inédits de la recherche sur le Japon.
 Le séminaire doctoral est consacré chaque mois à deux intervenants qui disposent chacun de 30 minutes maximum de présentation orale, puis 30 minutes sont dédiées à la discussion collective.

 La séance aura lieu le mardi 19 avril 2016 de 18h00 à 20h00 en salle 601 de la MFJ
(3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tôkyô, 150-0013 ; 6e étage).

 
 Les personnes intéressées par le séminaire sont priées de bien vouloir contacter les coordinateurs du séminaire (contact : doctorantsmfj [ajouter at] gmail.com) 

Nous aurons le plaisir d’écouter :

Omar N’DIAYE, étudiant en Master 2 en géographie (université Paris 7 - Paris Diderot, Ens-Ulm, Essec), sous la direction de Natacha Aveline-Dubach et de Renaud Le Goix

Logiques des investissements immobiliers dans les systèmes de gestion énergétique : État développeur et financiarisation immobilière

L’intégration d’infrastructures informatisées à l’environnement bâti a été appréhendée par diverses notions : cyber city, digital city, plus récemment, smart city. Jusqu'à présent, les discours et les imaginaires accompagnant ces transformations ont beaucoup retenu l'attention. Ce projet de mémoire examine les logiques économiques qui sont à l’œuvre, particulièrement dans le domaine immobilier. Mon étude se restreint à l’introduction d’un type d’équipement, les systèmes de gestion énergétique (EMS), dans un type de production immobilière, les complexes d’appartements (manshon). Il s’agirait d’éclairer les motifs de ces investissements dans les EMS et les modalités de leur mise en œuvre.

Les systèmes de gestion énergétique (en anglais et en japonais, EMS) recouvrent un ensemble de dispositifs techniques qui permettent de visualiser, contrôler et optimiser la consommation d’électricité. On distingue entre autres les HEMS (H pour Home), les MEMS (Manshon) et les BEMS (Building). L’installation et les services d’EMS sont la tâche de l’agrégateur (アグレゲータ), entreprise qui fait l’interface entre le fournisseur d’électricité et l’immeuble. Avec la perspective de la libéralisation du marché de l’électricité, le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) a soutenu le développement de ce nouveau secteur d’activité, investi par de grandes entreprises issues de secteurs variés. L’introduction des HEMS/MEMS dans l’immobilier est d’abord le fait des principaux développeurs, dans le cadre des projets de démonstration de Smart City impulsés par le METI (2010-2015) dans plusieurs villes japonaises. En 2013, le METI a également lancé un programme de subventions aux EMS, ainsi qu’un système de notation à destination des promoteurs immobiliers, le Smart Mansion Assessment System (5 étoiles). Dans tout le pays, environ 200 immeubles, la plupart à construire, s’étaient vus octroyés des subventions.

J’essaie de croiser deux hypothèses : (a) à travers l’action du METI, celle du rôle clé de l’État développeur dans la production immobilière « smart » ; (b) celle d'un impact déterminant de la financiarisation de l'immobilier sur les investissements dans les EMS. Dans cette seconde hypothèse, il s’agirait d’établir, dans la mesure des données disponibles, un lien entre stratégie des acteurs immobiliers (développeurs, fonds, banques) et géographie de ces investissements. La méthodologie de l’ensemble mobiliserait d’une part des outils d’analyse spatiale et d’autre part, des méthodes pour tenter d’évaluer la contribution des EMS aux valeurs immobilières (avec peut-être l’idée d’essayer des alternatives à l’approche hédonique).

et de

Laurent JAUBERT (université Lyon 2 et université de Tokyo)

La domination spatiale: logique de valeurs urbaines tôkyôites




* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

conférence inaugurale du colloque "The Research on Ancient History in Colonial Korea under Japanese Rule. Archaeology, History and Heritage Policies in East Asian Modern History"

Overcoming the Colonialism and the Research upon Ancient Korea

[ Conférence ]

en japonais sans traduction
vendredi 22 avril 2016 / 18h00 – 19h30
Auditorium
YI Sŏngshi (univ. Waseda)
201604221.jpg
Cliquer sur l'image pour plus d'informations


 Studying the ancient past of the Korean peninsula became a central objective in the studies and surveys conducted by the Japanese colonial administration in Korea from the protectorate era (1905-1910) through to the end of colonial rule. These academic investigations were also part of the colonial government's political agenda to control Korea. It established the Commission for the Investigation of Korean Antiquities (1915), which aimed to investigate and protect the past, and the Commission for the Compilation of Korean History (created in 1922 and renamed a Society in 1925) in order to write the history of the peninsula up to the period of Japanese rule. These projects occupied a critical position among the tasks conducted by Imperial Japan.
 This international conference will explore Japanese academic practices towards Ancient Korea (history, archaeology, heritage protection policies), while also considering the precedent established by French archaeological practices in colonial Cambodia and the case of continental China. The aim will be to analyze the relationship between archaeology, history, and the "politics of the past" as practiced in colonial situations during the nineteenth and twentieth centuries. Ultimately, in terms of "reconstructing" the past, the case of French Indochina and the EFEO (French School of Asian Studies, founded in 1900) established an important precedent; in the same manner, Korean colonial archaeology became a model for the archaeology conducted in China during the interwar period, as well as for North and South Korean archaeologies and for post-1945 Japanese archaeological and historical research.


Conférencier
: YI Sŏngshi (univ. Waseda)
Modérateur : Arnaud NANTA (UMIFRE 19 - MFJ)



April 23, 2016 at Waseda University, Ōkuma Memorial Tower (building 26) Basement Hall
(516-1 Waseda Tsurumaki-chō, Shinjuku-ku, Tokyo / Subway Tōzai line, Waseda Station)


Cliquer pour avoir les résumés des interventions



10:00 a.m. - 1:00 p.m., panel 1: Archaeological Research in Colonial Korea
Chair : Arnaud NANTA (Maison Franco-Japonaise)
CH'OE Sŏg'yŏng (Director of the Korean National Theatre Museum) : The Archaeological Excavations and Museum Established in Korea by the Japanese Government-General

SAOTOME Masahiro (Tokyo University) : Archaeological Research and Heritage Site Protection in Colonial Korea: Towards which Image of Korea's Past?

YOSHII Hideo (Kyoto University) : The Position of Kyoto Imperial University's Archaeological Department vis-à-vis the Archaeological Investigations Conducted by the Government-General of Korea

2:30 p.m. - 6:00 p.m., panel 2: Historiography and Archaeology as Colonial Representations
Chair : LI Sŏngshi (Waseda University)
HAKOISHI Hiroshi (Historiographical Institute, Tokyo University) : The Gathering and Compilation of Historical Materials by the Government-General of Korea

PAI Hyung Il (University of California, Santa Barbara) : Visualizing Imperial Destinations: Travel Media Art and the Photographic Classification of Chōsen's Ruins

FUJIHARA Sadao (Ibaraki University) : Colonial Archaeology in East Asia: A Comparison between Objectives and Practices


Speakers
Li Sŏngshi is a professor at Waseda University, director of the Institute for Korean Studies, and the first director of the Ryusaku Tsunoda Center of Japanese Culture. He specialises in ancient Korean history and the historiography of colonial Korea. His current research focuses on the wooden tablets found in Korea. He has published several books, including Peoples and States in Ancient East Asia (Tokyo: Iwanami, 1998), The Invented Past (Seoul: Samin, 2000), Archaeology and the History of Ancient Korea (co-authored with Saotome Masahiro, Tokyo: Yūzankaku, 2002), Colonialism and History (Tokyo: Tōsuisha, 2004), and Iwanami Koza Japanese History (co-editor, Tokyo, 2015).

 Arnaud Nanta is an assistant professor at the French National Center for Scientific Research (Umifre 19, Maison Franco-Japonaise). He studies the history of humanities and social sciences in modern and contemporary Japan, with a special interest in colonial scholarship and knowledge in colonial Korea. He recently published "L'organisation de l'archéologie antique en Corée coloniale (1902-1940): du terrain aux musées coloniaux" (Ebisu 52, 2015; http://ebisu.revues.org/1635), and "Ethnic Shows and Racial Hierarchies in Modern Japan" (Journal of Taipei Fine Arts Museum, 2015, 30).

 Ch'oe Sŏg'yŏng received a Ph.D. from Hiroshima University. He subsequently worked at the National Folk Museum of Korea. Since 2010 he has been the director of the Museum of Performing Arts at the National Theater of Korea. He studies the Japanese production of knowledge on Korea under colonial rule, beginning with the history of the "research into ancient customs" conducted by Japan, and has published several books and academic papers in Korean. Recent publications include Japan's colonial process of knowledge-making on Joseon (Seoul: Minsokwŏn, 2012), The Colonial Archaeology of Korea During and After Japanese Rule (Seoul: Sŏgang University Press, 2015).

 Saotome Masahiro is a professor at Tokyo University. An archaeologist specialising in ancient Korean history, he also studies the history of archaeology within the Korean peninsula and has published several books and academic papers on the subject. These include The Archaeology of the Korean Peninsula (Tokyo: Dōseisha, 2000), The Archaeology and History of Ancient Korea (with Li Sŏngshi, Tokyo: Yūzankaku, 2002), The Fieldwork Conducted in Asia by Sekino Tadashi (coedited, Tokyo University Press, 2005), and Archaeological Studies on Silla (Tokyo: Dōseisha, 2010).

 Yoshii Hideo is an archaeologist and professor at Kyoto University. In addition to specialising in the Korean peninsula, he takes an interest in the history of archaeological activities in Korea. He has developed several initiatives aimed at strengthening academic relations between Japan and Korea. Recent publications include Ancient Korea: State Formation as Seen through Tumuli (Kyoto University Press, 2010).

 Hakoishi Hiroshi is an assistant professor at the Historiographical Institute, Tokyo University. He works on compiling Japanese historical materials dating from the end of the Shogunate and the Meiji Restoration. As part of an academic agreement between the Historiographical Institute and the Korean Commission for the Compilation of National History, he previously conducted research on Japanese documents relating to the compilation of Korean history during the colonial era. This has enabled him to clarify the role of the Historiographical Institute and the colonial government. He is the author of Modern Japanese Historical Studies and the Compilation of Korean History by the Government-General of Korea (Japan and Korea during the Premodern Era, Tokyo: Yamakawa, 2007).

 Hyung Il Pai is a professor at the University of California, Santa Barbara. She has published monographs, articles, and book chapters, and given lectures on the history of archaeology, anthropology, heritage management, tourism, and visual culture. Her research focuses on imperialist and nationalist discourses viewed from a post-colonial comparative perspective between Japan and South Korea. Her books include Constructing "Korean" Origins. A Critical Review of Archaeology, Historiography, and Racial Myth in Korean State-Formation Theories (Harvard University Press, 2000), and Heritage Management in Korea and Japan: The Politics of Antiquity and Identity (University of Washington Press, 2013).

 Fujihara Sadao is a professor at Ibaraki University. His work focuses on the history of archaeological research in French Indochina, in particular the studies conducted by the Ecole Française d'Extrême-Orient. He also examines the status of "Colonial Archaeology" in East Asian modern history. He has published several academic papers and is the author of The Melancholy of the Orientalists: French Orientalists during the Colonial Era and the Archaeological Studies of Angkor (Tokyo: Mekon, 2008).

Supervised by : YI Sŏngshi (Waseda university), Arnaud NANTA (UMIFRE 19 - MFJ)
Org. : Bureau français de la MFJ, Ryûsaku Tsunoda Center of Japanese Culture (univ. Waseda), Global Japanese Studies Program - Top Global University (TGU) Project (unv.Waseda)
En Japonais sans traduction

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

The Research on Ancient History in Colonial Korea under Japanese Rule. Archaeology, History and Heritage Policies in East Asian Modern History

[ International Symposium ]

sans traduction
samedi 23 avril 2016 / 10:00〜18:00
Waseda University, Ōkuma Memorial Tower (building 26) Basement Hall
201604221.jpg
Cliquer sur l'image pour plus d'informations


Studying the ancient past of the Korean peninsula became a central objective in the studies and surveys conducted by the Japanese colonial administration in Korea from the protectorate era (1905-1910) through to the end of colonial rule. These academic investigations were also part of the colonial government's political agenda to control Korea. It established the Commission for the Investigation of Korean Antiquities (1915), which aimed to investigate and protect the past, and the Commission for the Compilation of Korean History (created in 1922 and renamed a Society in 1925) in order to write the history of the peninsula up to the period of Japanese rule. These projects occupied a critical position among the tasks conducted by Imperial Japan.
This international conference will explore Japanese academic practices towards Ancient Korea (history, archaeology, heritage protection policies), while also considering the precedent established by French archaeological practices in colonial Cambodia and the case of continental China. The aim will be to analyze the relationship between archaeology, history, and the "politics of the past" as practiced in colonial situations during the nineteenth and twentieth centuries. Ultimately, in terms of "reconstructing" the past, the case of French Indochina and the EFEO (French School of Asian Studies, founded in 1900) established an important precedent; in the same manner, Korean colonial archaeology became a model for the archaeology conducted in China during the interwar period, as well as for North and South Korean archaeologies and for post-1945 Japanese archaeological and historical research.

April 23, 2016 at Waseda University, Ōkuma Memorial Tower (building 26) Basement Hall
(516-1 Waseda Tsurumaki-chō, Shinjuku-ku, Tokyo / Subway Tōzai line, Waseda Station)


Cliquer pour avoir les résumés des interventions



10:00 a.m. - 1:00 p.m., panel 1: Archaeological Research in Colonial Korea
Chair : Arnaud NANTA (Maison Franco-Japonaise)
CH'OE Sŏg'yŏng (Director of the Korean National Theatre Museum) : The Archaeological Excavations and Museum Established in Korea by the Japanese Government-General

SAOTOME Masahiro (Tokyo University) : Archaeological Research and Heritage Site Protection in Colonial Korea: Towards which Image of Korea's Past?

YOSHII Hideo (Kyoto University) : The Position of Kyoto Imperial University's Archaeological Department vis-à-vis the Archaeological Investigations Conducted by the Government-General of Korea

2:30 p.m. - 6:00 p.m., panel 2: Historiography and Archaeology as Colonial Representations
Chair : LI Sŏngshi (Waseda University)
HAKOISHI Hiroshi (Historiographical Institute, Tokyo University) : The Organization and Working Practices of the Society for the Compilation of Korean History

PAI Hyung Il (University of California, Santa Barbara) : Visualizing Imperial Destinations: The Photographic Classification of Ruins and the Tourist Industry in Colonial Korea

FUJIHARA Sadao (Ibaraki University) : Colonial Archaeology in East Asia: A Comparison between Objectives and Practices


Speakers
Li Sŏngshi is a professor at Waseda University, director of the Institute for Korean Studies, and the first director of the Ryusaku Tsunoda Center of Japanese Culture. He specialises in ancient Korean history and the historiography of colonial Korea. His current research focuses on the wooden tablets found in Korea. He has published several books, including Peoples and States in Ancient East Asia (Tokyo: Iwanami, 1998), The Invented Past (Seoul: Samin, 2000), Archaeology and the History of Ancient Korea (co-authored with Saotome Masahiro, Tokyo: Yūzankaku, 2002), Colonialism and History (Tokyo: Tōsuisha, 2004), and Iwanami Koza Japanese History (co-editor, Tokyo, 2015).

 Arnaud Nanta is an assistant professor at the French National Center for Scientific Research (Umifre 19, Maison Franco-Japonaise). He studies the history of humanities and social sciences in modern and contemporary Japan, with a special interest in colonial scholarship and knowledge in colonial Korea. He recently published "L'organisation de l'archéologie antique en Corée coloniale (1902-1940): du terrain aux musées coloniaux" (Ebisu 52, 2015; http://ebisu.revues.org/1635), and "Ethnic Shows and Racial Hierarchies in Modern Japan" (Journal of Taipei Fine Arts Museum, 2015, 30).

 Ch'oe Sŏg'yŏng received a Ph.D. from Hiroshima University. He subsequently worked at the National Folk Museum of Korea. Since 2010 he has been the director of the Museum of Performing Arts at the National Theater of Korea. He studies the Japanese production of knowledge on Korea under colonial rule, beginning with the history of the "research into ancient customs" conducted by Japan, and has published several books and academic papers in Korean. Recent publications include Japan's colonial process of knowledge-making on Joseon (Seoul: Minsokwŏn, 2012), The Colonial Archaeology of Korea During and After Japanese Rule (Seoul: Sŏgang University Press, 2015).

 Saotome Masahiro is a professor at Tokyo University. An archaeologist specialising in ancient Korean history, he also studies the history of archaeology within the Korean peninsula and has published several books and academic papers on the subject. These include The Archaeology of the Korean Peninsula (Tokyo: Dōseisha, 2000), The Archaeology and History of Ancient Korea (with Li Sŏngshi, Tokyo: Yūzankaku, 2002), The Fieldwork Conducted in Asia by Sekino Tadashi (coedited, Tokyo University Press, 2005), and Archaeological Studies on Silla (Tokyo: Dōseisha, 2010).

 Yoshii Hideo is an archaeologist and professor at Kyoto University. In addition to specialising in the Korean peninsula, he takes an interest in the history of archaeological activities in Korea. He has developed several initiatives aimed at strengthening academic relations between Japan and Korea. Recent publications include Ancient Korea: State Formation as Seen through Tumuli (Kyoto University Press, 2010).

 Hakoishi Hiroshi is an assistant professor at the Historiographical Institute, Tokyo University. He works on compiling Japanese historical materials dating from the end of the Shogunate and the Meiji Restoration. As part of an academic agreement between the Historiographical Institute and the Korean Commission for the Compilation of National History, he previously conducted research on Japanese documents relating to the compilation of Korean history during the colonial era. This has enabled him to clarify the role of the Historiographical Institute and the colonial government. He is the author of Modern Japanese Historical Studies and the Compilation of Korean History by the Government-General of Korea (Japan and Korea during the Premodern Era, Tokyo: Yamakawa, 2007).

 Hyung Il Pai is a professor at the University of California, Santa Barbara. She has published monographs, articles, and book chapters, and given lectures on the history of archaeology, anthropology, heritage management, tourism, and visual culture. Her research focuses on imperialist and nationalist discourses viewed from a post-colonial comparative perspective between Japan and South Korea. Her books include Constructing "Korean" Origins. A Critical Review of Archaeology, Historiography, and Racial Myth in Korean State-Formation Theories (Harvard University Press, 2000), and Heritage Management in Korea and Japan: The Politics of Antiquity and Identity (University of Washington Press, 2013).

 Fujihara Sadao is a professor at Ibaraki University. His work focuses on the history of archaeological research in French Indochina, in particular the studies conducted by the Ecole Française d'Extrême-Orient. He also examines the status of "Colonial Archaeology" in East Asian modern history. He has published several academic papers and is the author of The Melancholy of the Orientalists: French Orientalists during the Colonial Era and the Archaeological Studies of Angkor (Tokyo: Mekon, 2008).

Supervised by : YI Sŏngsi (Waseda university), Arnaud NANTA (UMIFRE 19 - MFJ)
Org. : Ryusaku Tsunoda Center of Japanese Culture (Waseda university), Global Japanese Studies Program - Top Global University (TGU) Project (Waseda university), Bureau français de la MFJ
 

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Colloque

La divination dans les anecdotes édifiantes


en japonais sans traduction
samedi 23 avril 2016 / 13h30 – 17h
Auditorium
Didier DAVIN (National Institute of Japanese Literature), KOMINE Kazuaki (pr. émérite univ. Rikkyô), Matthias HAYEK (univ. Paris VII), HIRANO Tae (univ. Seikei)
ibukiyama.jpg
「伊吹山酒顛童子絵巻」、白百合女子大図書館所蔵

フランスでは近年、安倍清明などを対象とした日本の「陰陽道」研究から「占い」に注目が集まっている。フランスにおける「占い」の最新研究成果と、日本人研究者による最新の研究成果の両方を踏まえ、意見交換することで、新たな国際共同研究の萌芽の場としたい。

【発表者】
マティアス・ハイエク
パリ・ディドロ大学東アジア言語文化学部准教授。近世初・中期の「知」の形成と媒体について研究している。「近世日本の百科思想の芽生え―『和漢三才図会』の構成と出典の一考察」(『集と断片』勉誠出版、2014年)ほか論文多数。

ディディエ・ダヴァン
国文学研究資料館准教授。一休を中心に日本禅宗史を専門とする。「一休の頂相:禅僧の顔から何が見えるのか」(『聚美』(17)、2015年)ほか論文多数。

平野多恵
成蹊大学文学部准教授。宗教者による文学活動やおみくじの文化史を研究している。著書『明恵 和歌と仏教の相克』(笠間書院、2011年)、論文「〈予言文学〉としてのおみくじ」(『〈予言文学〉の世界』勉誠出版、2012年)ほか多数。

【コメンテーター】小峰和明(立教大学名誉教授)
【司会】伊藤信博 (名古屋大学)
【主催】説話文学会
【共催】日仏会館フランス事務所
日本語、通訳なし



* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

« précédent suite »

Agenda du Bureau Français > avril 2016

Programme des manifestations publiques2017 (PDF)

Programme des manifestations publiques2016 (PDF)

Programme des manifestations publiques2015 (PDF)

Programme des manifestations publiques2014 (PDF)

Programme des manifestations publiques2013 (PDF)

Programme des manifestations publiques2012 (PDF)

Programme des manifestations publiques2011 (PDF)

Programme des manifestations publiques2010 (PDF)

Programme des manifestations publiques2009 (PDF)

Programme des manifestations publiques2008 (PDF)