Maison Franco-japonaise: 日仏会館
Bureau français  Institut français de recherche sur le Japon  (UMIFRE 19, MAEE-CNRS)

Langue:JA / FR


Agenda

novembre 2015

Débat

Comment perçoit-on la ville aujourd’hui ? À propos des recherches récentes sur l’histoire urbaine contemporaine en France et au Japon


avec traduction simultanée
dimanche 01 novembre 2015 / 15 h 00 – 19 h 00
auditorium
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Au sein des sciences historiques, les recherches sur l’histoire urbaine contemporaine se sont beaucoup développées, au Japon comme en France, depuis une quarantaine d’années et il est maintenant nécessaire d’y trouver de nouvelles orientations. Il existe quelques différences non négligeables dans le traitement de l’histoire de la ville entre ces deux pays, notamment sur le déroulement des recherches jusqu’à présent, la manière de percevoir la ville ou les points de vue scientifiques. En prenant en considération ces différences, nous essaierons, au cours de ces conférences-débat à trois, de faire le point sur la perception de la ville dans l’état actuel des recherches, de mettre en relief les problèmes épistémologiques et enfin de pronostiquer, autant que possible, l’avenir des recherches historiques sur la ville contemporaine.


Intervenants : Annie FOURCAUT (univ. Paris I), NARITA Ryûichi (univ. Nihon joshi), NAKANO Takao (univ. Gakushûin)
Modérateur : NAKANO Takao (univ. Gakushûin)

Organisation : Société franco-japonaise des sciences historiques
Co-organisation : Fondation MFJ, Bureau français de la MFJ
Collaboration : univ. Gakushûin-Research Institutes for Humanities  

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* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Workshop on natural capital in Japan (from ca. 1870 to the present)


sans traduction
lundi 02 novembre 2015 / 14h - 18h30
salle 601
Workshop on natural capital in Japan (from ca. 1870 to the present)

Recent empirical work investigating the determinants of long run changes in living standards includes attempts by economic historians and environmental economists to estimate time series of the total value of natural assets for European countries and the United States as a component of total national wealth, and changes in the total stock of natural assets as part of the estimation of Genuine Saving.
The aim of the workshop, which is taking place as part of the joint French-Japanese project "natural capital and living standards" (supported on the French side by the PICS CNRS program and on the Japanese side by the Institute of Economic Research, Hitotsubashi University), is to discuss several theoretical issues related to the the role of natural capital as determinant of well-being, and recent advances in estimations procedures that could be used in order to generate yearly time series for the main components of natural capital in Japan covering the period from the 1870.

The workshop will not be open to the public.

Organizers ;
Jean-Pascal Bassino, Professor of economics, ENS Lyon, Unversity of Lyon (jean-pascal.bassino [@ens-lyon.fr] )
Kyoji Fukao, Professor of economics, Institute of Economic Research, Hitotsubashi University (  k.fukao [@r.hit-u.ac.jp] )

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Cycle « Dialogue scientifique et médical franco-japonais »

Sauve-toi, la vie t’appelle ! Considérations sur la résilience.


avec traduction simultanée
vendredi 06 novembre 2015 / 18 h 30 – 20 h 30
auditorium
Boris CYRULNIK (psychiatre, écrivain)
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* Inscription close.




Depuis la triple catastrophe, séisme, tsunami, accident nucléaire, survenue en mars 2011, il s’est développé un intérêt croissant au Japon pour le concept de « résilience ». Créé pour décrire le processus psychologique qui permet de se reconstruire après un traumatisme, le terme en est venu à prendre des acceptions diverses, parfois discutables, sinon problématiques. Boris CYRULNIK est l’un des pionniers de la théorie de la résilience, qu’il a présentée dans de nombreux ouvrages, dont un récit biographique, Sauve-toi, la vie t’appelle, vendu à près de 250 000 exemplaires en France et traduit depuis peu au Japon. Il sera questionné par Madame SAISHO Hazuki, essayiste et écrivain, dont l’œuvre est marquée par l’intérêt porté aux victimes des désastres naturels, notamment ceux de Kobe et de Fukushima (Soigner l’âme, 2011).


Boris CYRULNIK
Né en 1937 à Bordeaux. Ses parents disparaissent au cours d’une rafle quand il a 5 ans. Lui-même est arrêté par la police française à l'âge de 6 ans, mais parvient à s’enfuir, évitant de peu la déportation. Il fait des études à la faculté de médecine de Paris après la guerre et devient un neuropsychiatre de renom. Parallèlement à ses activités cliniques, il s’engage dans des actions humanitaires, notamment auprès de survivants des camps de concentration et des enfants défavorisés des pays en voie de développement. Son œuvre comporte, outre des ouvrages académiques, de nombreux livres de vulgarisation qui lui valent une grande renommée. Comme il le raconte à plusieurs reprises, les années d'après-guerre furent une longue et pénible période pour lui : la société française se reconstruit en effet après-guerre autour du thème de la Résistance. Les rafles sont attribuées à l’Allemagne nazie, tous les Français étant réputés avoir lutté contre elles. Les juifs français se retrouvent dans l’impossibilité douloureuse de pouvoir raconter leur histoire personnelle. Ils sont forcés à se taire. C’est de ce cette expérience de silence forcé par le grand récit national mis en place, des dégâts que ce silence cause, et des réparations possibles, que Boris Cyrulnik viendra nous parler. « Haïr, c’est demeurer prisonnier du passé. Pour s’en sortir, il vaut mieux comprendre que pardonner. » (Sauve-toi, la vie t’appelle)

SAISHO Hazuki
Saisho Hazuki a commencé sa carrière d’auteur de littérature de non-fiction après d’avoir travaillé dans une entreprise japonaise. Parmi de nombreuses récompenses, on note le Prix littéraire Jirō Osaragi 2007, décerné par le quotidien Asahi Shimbun, pour son ouvrage Hoshi Shin.ichi , l’auteur de 1001 histoires. Ses ouvrages principaux sont L’Oreille absolue, Une rose bleue, mais aussi Thérapeute (2014), dans lequel elle se base sur sa propre expérience pour examiner les mécanismes de la guérison psychologique.

Modérateur : HAYASHI Masahiro (traducteur)
Organisation : Bureau français de la MFJ, SST-ambassade de France au Japon
Concours : Research Center for Ars Vivendi at Ritsumeikan University, The Asahi Shimbun Company, Yoshida Shoten, Bureau des Copyrights Français

Avec traduction simultanée



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* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Colloque franco-japonais et concert

Correspondance des arts : croisement de la littérature, des beaux-arts et de la musique dans le Paris moderne


avec traduction simultanée
samedi 07 novembre 2015 / 10 h 00 – 17 h 40
auditorium
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Cliquer sur l'image pour télécharger le programme du colloque

* Inscription close.



Les échanges entre la littérature, les beaux-arts et la musique ont été florissants en France entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle : les artistes entretenaient des relations amicales et leurs œuvres témoignent d’influences réciproques. Pourtant, ces correspondances au sein du monde artistique ont été relativement peu étudiées en profondeur. Il y a donc un sens, scientifiquement parlant, à aborder d’un point de vue nouveau, et selon des perspectives innovantes, les correspondances entres les arts à cette période. Il a été demandé pour cette raison aux intervenants de situer leur recherche au croisement de plusieurs champs artistiques, et nous avons sollicité le concours de plusieurs sociétés académiques, dans les domaines de l’histoire de l’art, de la musique et de la littérature. Le colloque sera suivi d’un concert.


Intervenants : AMANO Chika (univ. Ochanomizu), Ségolène LE MEN (univ. Paris-Ouest), MATSUHASHI Mari (univ. Dokkyô), MIURA Atsushi (univ. de Tokyo), NODAIRA Ichirô (univ. Tokyo geijutsu), NOMURA Masato (univ. Gakushûin), SHIINA Ryôsuke (Doshisha Women's College of Liberal Arts ), Nicolas SOUTHON (Keele univ./Royal Northern College of Music Manchester), TAKASHINA Shûji (museé d'art Ôhara), TERADA Torahiko (univ. de Tokyo), Bernard VOUILLOUX (univ. Paris IV), YAMADA Hiroaki (univ. de Tokyo)
Responsable scientifique : MIURA Atsushi (univ. de Tokyo)

Organisation : Fondation de la MFJ, Bureau français de la MFJ
Co-organisation : Société franco-japonaise d'art et d'archéologie, Société Fauré du Japon, Société japonaise de langue et littérature françaises
Soutien : Fondation Ishibashi

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* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Colloque franco-japonais et concert

Correspondance des arts : croisement de la littérature, des beaux-arts et de la musique dans le Paris moderne


avec traduction simultanée
dimanche 08 novembre 2015 / 10 h 30 – 17 h 00
auditorium
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* Inscription close.


Les échanges entre la littérature, les beaux-arts et la musique ont été florissants en France entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle : les artistes entretenaient des relations amicales et leurs œuvres témoignent d’influences réciproques. Pourtant, ces correspondances au sein du monde artistique ont été relativement peu étudiées en profondeur. Il y a donc un sens, scientifiquement parlant, à aborder d’un point de vue nouveau, et selon des perspectives innovantes, les correspondances entres les arts à cette période. Il a été demandé pour cette raison aux intervenants de situer leur recherche au croisement de plusieurs champs artistiques, et nous avons sollicité le concours de plusieurs sociétés académiques, dans les domaines de l’histoire de l’art, de la musique et de la littérature. Le colloque sera suivi d’un concert.


Intervenants : AMANO Chika (univ. Ochanomizu), Ségolène LE MEN (univ. Paris-Ouest), MATSUHASHI Mari (univ. Dokkyô), MIURA Atsushi (univ. de Tokyo), NODAIRA Ichirô (univ. Tokyo geijutsu), NOMURA Masato (univ. Gakushûin), SHIINA Ryôsuke (Doshisha Women's College of Liberal Arts ), Nicolas SOUTHON (Keele univ./Royal Northern College of Music Manchester), TAKASHINA Shûji (museé d'art Ôhara), TERADA Torahiko (univ. de Tokyo), Bernard VOUILLOUX (univ. Paris IV), YAMADA Hiroaki (univ. de Tokyo)
Responsable scientifique : MIURA Atsushi (univ. de Tokyo)

Organisation : Fondation de la MFJ, Bureau français de la MFJ
Co-organisation : Société franco-japonaise d'art et d'archéologie, Société Fauré du Japon, Société japonaise de langue et littérature françaises
Soutien : Fondation Ishibashi

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* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Série de conférences commémoratives du 60e anniversiare de la Société Franco-Japonaise des Techniques Industrielles

ーReconsidérer la science contemporaineー
Perspective historique du rapport entre la science et la technologie et problèmes auxquels nous faisons face actuellement


avec traduction
mardi 10 novembre 2015 / 18h00 - 20h00
salle 601
A travers une série de trois conférences suivies d'une discussion en panel, nous examinerons sous divers aspects le rapport entre la science et la technologie.

intervenants :
Yoshinori YOKOYAMA (Administrateur, SFJTI)
Yasuhiro IYE (Executive Director, JSPS)
Shigetou NAMBA (professeur, Université de Tokyo)
Dominique COLLARD (co-directeur, LIMMS, CNRS-IIS)

Modérateur : Yoshinori YOKOYAMA

Inscription: soit par mail au sfjti(at)t3.rim.or.jp ou par fax au 03-5424-1147
Renseignement : 03-5424-1146

Perspective historique du rapport entre la science et la technologie et problèmes auxquels nous faisons face actuellement

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Projection et conférence à l’occasion du centenaire de la naissance de Roland Barthes

Les langues étrangères de Roland Barthes


jeudi 12 novembre 2015 / projection 17h00-18h00, conférence 18h30-20h30
auditorium
Tiphaine SAMOYAULT (univ. Paris III)
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Projection et conférence à l’occasion du centenaire de la naissance de Roland Barthes

17 h – 18 h / Auditorium / Projection
Roland Barthes (1915-1980). Le théâtre du langage (documentaire, 2015, 54 min)
Ecrit par Chantal Thomas et Thierry Thomas, réalisé par Thierry Thomas
Coproduction Arte France, Les Films d’Ici 2, INA
En français, avec sous-titres en anglais
Projection en présence du réalisateur


18 h 30 – 20 h 30  / Auditorium / Conférence
Les langues étrangères de Roland Barthes
Le Japon, Barthes le dit souvent, a ouvert l’écriture en permettant de s’installer dans le texte comme dans un espace hédoniste et souverain. Trouver cet espace pour son œuvre propre conduit à soustraire cet espace aux lois qui le soumettent, la signification et la référence. Ainsi, la langue étrangère, loin d'être un obstacle, est une étape importante dans le chemin vers la liberté. La puissance attribuée au japonais, comme à d'autres langues étrangères, est ce qui permet, par la langue, de se sauver de la langue.

Discutant: KUWADA Kôhei (univ. de Tokyo)

Organisation : Bureau français de la MFJ
Soutien : Institut français (Paris), Ambassade de France au Japon/IFJ
Avec traduction simultanée



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Cycle centenaire Barthes : Conférences de Tiphaine Samoyault
Cliquer sur l'image pour avoir plus d'information.

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Journée Francophone de la Recherche (JFR 2015)

[ Colloque ]

en français sans traduction
vendredi 13 novembre 2015 / 09 h 00 – 18 h 30
auditorium
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(English below)


Appel à communications (exposés/posters)

Comme tous les ans, l'association Sciencescope en collaboration avec la Maison franco-japonaise (MFJ),  l’Ambassade de France au Japon, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), la Chambre de Commerce et d’Industrie française au Japon (CCIFJ), l’Association des Anciens Boursiers Scientifiques du Gouvernement Français (ABSCIF) et l’Association des Anciens Boursiers Culturels (ABC) organise la Journée Francophone de la Recherche (JFR). 

Cette rencontre annuelle réunit les chercheurs et étudiants francophones travaillant au Japon, toutes disciplines et toutes nationalités confondues. Cette journée a pour but de permettre aux chercheurs, étudiants, ingénieurs, institutionnels, représentants d'entreprise ou simples curieux de se rencontrer et d’échanger sur leurs différentes activités au Japon.

La journée se déroulera le vendredi 13 novembre 2015, à l'auditorium de la Maison franco-japonaise de Tokyo, autour d’exposés de participants, de sessions posters, d’une table ronde professionnelle et d’un exposé invité.

Deux formats de contributions sont proposés:
- exposés (env. 20 min avec questions) ;
- posters (format A0, portrait).

Pour participer à cette journée, l'inscription est gratuite et obligatoire, et comprend le livret de la JFR ainsi que le déjeuner et cocktail à la MFJ.

Nous vous invitons à vous inscrire (gratuitement) dès maintenant en ligne et à soumettre votre contribution avant le 19 octobre 2015.
Il est aussi possible de s’inscrire en tant que simple auditeur jusqu'au 12 novembre 2015.

Pour plus d’informations sur JFR 2015, l’inscription et l’appel à contribution : 


English version

Call for Communications (presentation/posters)

Sciencescope, with the support of institutional partners including the Maison Franco-Japonaise de Tokyo (MFJ), the Embassy of France in Japan, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), the Chamber of commerce and Industry (CCIFJ), as well as Alumni associations as ABSCIF and ABC, is organizing the French Research Day (JFR) in Japan.

JFR'15 is gathering french-speaking researchers and students in Japan from all disciplines and citizenships in order to enforce discussions among this research community. This one-day event will  take place on Friday, November 13th 2015, at the Maison Franco-Japonaise (auditorium), with several scientific presentations, posters sessions, professional round-table and an invited talk.

Two types of contributions are proposed:
-presentations (about 20min of talk including questions)
-posters (A0 size, portrait)

The main language of the event is French, but English presentations are possible for non native French speakers, and written material (slides, posters, contributions, etc.) can be in English as well. However, given the nature of the event, a basic understanding of French may be easier to fully benefit from all discussions (but not mandatory).

Attendance is free and open to all, but registration is mandatory for planning purposes. Registration includes the JFR booklet, lunch and evening cocktail at MFJ. 
You can already register online and submit your contribution until October 19th 2015.
It is still possible to register as an attendee until November 12th 2015.
 
For registration and further information, please visit the JFR'15 website

For any inquiries, please feel free to contact the organizing team at contact


Organisation : Sciencescope, SST-ambassade de France au Japon, CCI France Japon, Bureau régional CNRS Asie du Nord, ABSCIF, Bureau français de la MFJ

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Qui est Ikkyû ? Nouvel affrontement avec le monstre

[ Colloque ]

en japonais sans traduction
dimanche 15 novembre 2015 / 9 h 45 – 18 h 00
auditorium
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Bokusai Shôtô (vers 1412-vers 1492), Portrait du moine zen Ikkyû Sôjun (1394-1481)
© RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier / distributed by AMF

Intervenants : Didier DAVIN (EFEO), HORIKAWA Takashi (univ. Keiô), IIJIMA Takayoshi (univ. de Tokyo), IIZUKA Hironobu (univ. de Komazawa), OGAWA Takashi (univ. de Komazawa), YANAI Kazumasa (Musée municipal de Sakai), YOSHIZAWA Hajime (JSPS), YOSHIZAWA Katsuhiro (univ. Hanazono).
Modérateur : Didier DAVIN (EFEO)
Organisation : EFEO Centre de Tokyo
Co-organisation : univ. Hanazono, Bureau français de la MFJ


Programme

9:45 Salutations

10:00 Conférence inaugurale «Le Zen d’Ikkyû et la notion de fûryû »
Yoshizawa Katsuhiro, professeur à l’université Hanazono.

11:00 Commentaire et discussion
Ogawa Takashi, professeur à l’université Komazawa

12:00 Pause

État des études sur Ikkyū
13:30 «Les discours sur Ikkyû et l’image de l’époque Muromachi »
Yoshizawa Hajime, Chargé de recherche JSPS

14:05
«La constitution de la communauté d’Ikkyû sous l’angle de l’histoire sociale des temple au Moyen Âge »
Yanai Kazumasa, Musée municipal de la ville de Sakai, conservateur

14:40
 «Les transformations de l’image d’Ikkyû – Autour des commentaires (shômono) des textes Zen »
Iizuka Hironobu, Université de Komazawa, département d’études bouddhiques, professeur.

15:10
pause

15:30
 «Les compositions poétiques d’Ikkyū et la littérature des Cinq Montagnes »
Horikawa Takashi, Université Keiō, professeur

16:05
 «Réflexion sur la place d’Ikkyū dans l’histoire du Zen japonais »
Didier Davin, EFEO, chercheur contractuel

16:40
 «L’image d’Ikkyū que le XXe siècle à construit – Le prisme entre nous et Ikkyū »
Iijima Takayoshi, Université de Tôkyô, études religieuses, Doctorant

17:10
 pause

17:20
 Questions, discussion

18:00 
fin

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Séminaire doctoral

[ Séminaire de recherche ]

en français sans traduction
mardi 17 novembre 2015 / 18 h - 20 h
salle 601
Maison franco-japonaise
Institut français de recherche sur le Japon UMIFRE 19
Séminaire doctoral


 Ce séminaire mensuel s'adresse principalement aux doctorants francophones en sciences humaines et sociales, mais demeure également ouvert aux étudiants de Master ou autres jeunes chercheurs. Organisé par des étudiants et pour des étudiants, encadré par le directeur et les chercheurs de la Maison franco-japonaise, il s'agit d'un espace dédié à la présentation de travaux de recherche, quel que soit leur stade d'avancement, et de discuter collectivement des problèmes méthodologiques rencontrés tout au long du processus d'élaboration de la thèse.
 Se déroulant sous la forme d'exposés suivis d'un échange avec la salle, le séminaire constitue un entraînement à la prise de parole en public, à la présentation claire et adaptée de son sujet, à la maîtrise des outils logiciels de projection. Les participants de l'auditoire bénéficient quant à eux de l'expérience de leurs collègues et sont conviés à s'interroger sur des questions de méthode qui leur sont propres. Ils profitent, en outre, de connaissances et résultats souvent encore inédits de la recherche sur le Japon.
 Le séminaire doctoral est consacré chaque mois à deux intervenants qui disposent chacun de 30 minutes maximum de présentation orale, puis 30 minutes sont dédiées à la discussion collective.

 N'hésitez pas à faire circuler l'annonce de ce séminaire autour de vous, afin de le faire connaître auprès du plus grand nombre, en particulier des nouveaux arrivants.  Veuillez noter également qu'il est envisageable de prendre en charge les frais de déplacement des doctorants ne résidant pas dans le Kanto dans le cadre d'une intervention au séminaire, dans la limite du budget annuel. Aussi, n'hésitez pas à proposer une intervention et à nous contacter pour de plus amples informations.
 
 Les personnes intéressées par le séminaire sont priées de bien vouloir contacter les coordinateurs du séminaire (contact : doctorantsmfj [ajouter at] gmail.com) 

Nous aurons le plaisir d’écouter :

Sébastien RABUT, doctorant en études japonaises à Lyon III

Étude de la vie et de la pensée de Nichiren (1222-1282)
à travers ses correspondances

La pensée religieuse de Nichiren日蓮 est bien connue aujourd’hui grâce au travail méticuleux de ses disciples et exégètes, qui prirent soin de rassembler, classer et commenter ses nombreux écrits. Parmi des dizaines de traités et de lettres, quelques-uns sont considérés – avec des variantes selon les différentes écoles – comme étant des écrits « majeurs ». Ainsi il paraît naturel, dans le cadre d’une étude sur Nichiren, d’accorder une attention particulière à des textes tels que le Risshô ankoku ron 立正安国論, le Kaimokushô 開目抄 ou le Kanjinhonzonshô 観心本尊抄. Ces trois essais eurent en effet une importance notable dans la vie de leur auteur puisqu’ils furent chacun soit à l’origine d’une condamnation politique soit rédigés précisément au cours d’un exil ; ils forment en outre le corpus fondamental sur lequel s’appuient ses adeptes. Néanmoins, dans la perspective d’une recherche purement historique, les lettres les plus banales ne présentent-elles pas un intérêt au moins aussi considérable que des traités qui résultent d’une longue réflexion à propos d’un point de doctrine précis ou de la politique menée par le shogunat ? Notre objectif est d’étudier l’homme qu’était Nichiren, ce qui chez lui ne relève pas uniquement du dogme ; plutôt : son ressenti personnel face aux catastrophes climatiques et aux remous politiques et religieux de son temps, d’une part, mais aussi son rapport à son entourage, son rôle au sein de la communauté.  Et si les mots de Nichiren, dont la foi dans le Sûtra du Lotus était immense, ne sont jamais dénués d’une portée religieuse flagrante, ses lettres les plus brèves – notamment celles qu’il envoyait aux femmes de ses disciples – dévoilent de lui une personnalité dont la douceur et l’empathie font parfaitement contraste avec la radicalité qui caractérisait ses sermons et textes voués à être rendus publics.
Nous présenterons par quelques exemples cette ambigüité chez lui : entre d’une part l’affection sincère qu’il avait pour ses disciples, envers qui tout montre qu’il ne ressentait aucun mépris, quelle que fût leur condition sociale et intellectuelle ; et d’autre part la violence avec laquelle il dénonçait les erreurs présumées de ses ennemis, qu’il accusait bien souvent d’être à l’origine de tous les maux de son époque. Nous croyons qu’avoir à l’esprit cette sorte de dualité, qui se manifeste à travers de nombreux aspects de sa vie et de son œuvre, est nécessaire si nous voulons comprendre qui était vraiment Nichiren.

Et

Isabelle LAVELLE, doctorante à l’Université Paris Diderot et à l’Université Waseda

Scénographies auctoriales et théâtre de la posture : 
l’écrivain Dazai Osamu en tant que « création collective »

Dans le cadre de ma thèse, je m’attache à retracer les mises en scène de soi dans l’œuvre de l’écrivain japonais Dazai Osamu (1909-1948). Je m’appuie ainsi sur la notion de posture développée par la sociocritique et notamment par le chercheur suisse Jérôme Meizoz : « identité littéraire construite par l’auteur lui-même, et souvent relayée par les médias qui la donnent à lire au public ». [Postures littéraires. Mises en scène modernes de l’auteur, Genève, Slatkine, 2007, p. 18.] La posture désigne à la fois le positionnement de l’auteur et/ou du locuteur à l’intérieur du texte — la manière, directe et indirecte, dont il se présente au lecteur — et les mises en scène de la personne de l’écrivain hors-texte. Si les représentations fictionnelles de la figure auctoriale constituent le cœur de mes recherches, j’essaie de la saisir en interaction avec l’image de la personne de l’auteur que ses propres écrits ainsi que les médias véhiculent.
J’aimerais revenir au cours de cette présentation sur un point qui est apparu comme problématique assez tardivement dans mon parcours de thèse : la dimension collective de la posture auctoriale. Mon projet initial consiste à cerner ce qui fait la singularité de l’approche dazaïenne. Or, les travaux sur la posture (notamment ceux de José-Luis Diaz, à qui l’on doit la notion de « scénographie auctoriale ») se concentrent plutôt sur l’imaginaire commun à un milieu littéraire donné à partir duquel chaque auteur effectue ses choix posturaux. Comment bien identifier la « marque distinctive de l’écrivain » (comme Meizoz qualifie la posture) à partir de scénographies collectives ? J’espère avancer des éléments de réponse à l’occasion de cette présentation.    

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Cycle « Du singulier à l’universel : les débats de l’anthropologie »

L’étude de la parenté en anthropologie, au-delà de Claude Lévi-Strauss


avec traduction simultanée
mercredi 18 novembre 2015 / 18 h 30 – 20 h 30
auditorium
Laurent BARRY (EHESS, Laboratoire d’Anthropologie Sociale – Collège de France)
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ANNULATION DE LA CONFÉRENCE DE M. LAURENT BARRY
Suite aux événements à Paris, nous avons le regret de vous informer que le voyage au Japon de M. Laurent Barry est annulé ainsi que sa conférence du mercredi 18 novembre.
Nous vous remercions de votre compréhension



 Dès l'origine, avec l'intérêt que leur porta Lewis Henry Morgan en 1870 dans ses Systems of Consanguinity and Affinity of the Human Family, les études de parenté s'imposèrent comme l'un des axes majeurs de la réflexion anthropologique. Les anthropologues avaient, avec ce type d'étude, un objet universel et construit à partir de matériaux qui présentaient suffisamment de similitudes d'un bout à l'autre du globe pour envisager d'en proposer un traitement formel global. Il n'est en fait pratiquement aucun ethnologue de quelque renom qui ne se soit essayé alors à conduire une réflexion sur le sujet, et l'anthropologie de la parenté fut longtemps considérée à peu près à l'égal de l'algèbre ou de la géométrie pour les mathématiques, autrement dit comme la clé de voûte, comme la véritable discipline de base de l'anthropologie sociale.
Cet âge d'or trouvera son acmé dans l'immédiat après guerre, avec la publication en 1949 de l'opus magnus de Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté. Vingt ans durant deux approches, celle « structuraliste » prônée par la « théorie de l'échange » lévi-straussienne et celle « fonctionnaliste » ou « structuralo-fonctionnaliste » dite de la « théorie des groupes de filiation » plus en vogue outre-Manche, vont se partager le terrain de manière quasi exclusive. C'est cette focalisation sur deux propositions, dont on voit bien à présent qu'elles étaient plus complémentaires que véritablement opposées, qui conduira à l'enfermement des spécialistes de ces questions dans une controverse scolastique, bien décrite par Louis Dumont (1971), entre deux positions qu'on supposait à l'époque irréconciliables, opposant fervents structuralistes et filiationistes convaincus.
Au terme de deux décennies de structuralisme triomphant, ce seront finalement les années soixante-dix qui sonneront le glas de la précellence de ces études. La chute sera si soudaine et vertigineuse qu'il faudra plus de trente ans pour que les ethnologues osent à nouveau revendiquer ce thème comme relevant légitimement de leur domaine de compétence.
Les critiques qui justifièrent à l'origine de cette mise en quarantaine, celles de Rodney Needham (1971) en Grande-Bretagne, puis, et surtout, celle de David Murray Schneider (1968, 1980, 1984) et de ses épigones aux États-Unis, visaient principalement l'approche anglo-saxonne. Mais les arguments allaient saper du même coup les bases de l'approche structuraliste, dans la mesure où, comme je viens de le dire, les fondations de ces deux grands modèles reposaient in fine sur un même socle.
Plutôt que de contester les résultats ou l'adéquation de ces théories aux faits dont elles entendaient rendre compte, elles s'attaquèrent en général, dans une perspective purement relativiste, à l'existence même ou du moins à l'universalité des phénomènes de parenté (du mariage, de la famille, etc.) et donc à la possibilité de les aborder de façon unitaire et comparative, en faisant provisoirement abstraction des contextes culturels particuliers où ils naissaient et où on les observait.
 A présent que cette vague postmoderne est derrière nous, nous pouvons certainement reprendre à nouveau frais l'examen de ces grands modèles théoriques des années 70 et examiner les obstacles empiriques - plutôt qu'idéologiques - sur lesquels ils ont buttés. C'est à cette critique raisonnée que je vous convie lors de cet exposé.

Quelques références bibliographiques de l'auteur en rapport avec l'exposé :
• 1998b « Les modes de composition de l'alliance. Le ''mariage arabe'' », L'Homme, 147 : 17-50. • 2000c « Le mariage endogame en Afrique et à Madagascar » in Laurent S. Barry (sous dir.), Question de parenté, numéro spécial de L'Homme, 154-155 : 67-100.
• 2001b « Les Structures Élémentaires de la Parenté de Claude Lévi-Strauss », Encyclopaedia Universalis, version 7 (support CD-Rom/DVD).
 • 2002b "Enseigner la parenté", (présentation du dossier) Gradhiva, 32 : 71-76.
 • 2004c « Parenté », Paris, Encyclopedia Universalis ("Notions"), pp. 749-750.
 • 2004d "Prohibition de l'inceste", Paris, Encyclopedia Universalis ("Notions"), pp. 820-822.
 • 2008 La parenté, Paris, Gallimard (Folio Essais), 863 p.
 • 2009 « L'oubli des origines. L'amnésie généalogique en histoire et en ethnologie », Annales de démographie historique, écrit avec Michael Gasperoni.
• 2012 « La parenté au singulier » in Faire des Sciences Sociales, Volume Généraliser, Paris, Editions de l'Ehess.

Profils:
Laurent Barry
Anthropologue, maître de conférences à l’EHESS, Laurent Barry a effectué des enquêtes de terrain au Cameroun, chez les Peuls, et a contribué grandement au renouvellement du traitement informatique de la parenté. Son ouvrage, La parenté (Paris, Gallimard, Folio Essais Inédit, 2008), qu’il présentera lors de cette conférence, analyse de façon encyclopédique la variabilité des systèmes matrimoniaux pour proposer une nouvelle façon de considérer cette question de la parenté, si importante en anthropologie.

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ODA Makoto
Anthropologue, professeur à l’Université métropolitaine de Tokyo (université Shuto Tokyo), Oda Makoto a effectué des enquêtes de terrain en particulier en Afrique de l’est et à Okinawa.
Parmi de nombreux travaux à portée théorique, on note (en japonais) :
Les paradoxes du structuralisme : pour une métaphysique du sauvage (1989)
Les terrains de l’anthropologie structurale (1994)
Introduction à Lévi-Strauss (2000)

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Discutant : ODA Makoto (univ. métropolitaine de Tokyo)
Modératrice : Sylvie BEAUD (UMIFRE 19, MFJ)
Organisation : Bureau français de la MFJ
Soutien : Institut français (Paris), Ambassade de France au Japon/IFJ

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Cycle « Du singulier à l’universel : les débats de l’anthropologie »

Les sciences sociales et les objets : culture matérielle et méthode biographique


avec traduction simultanée
mardi 24 novembre 2015 / 18 h 30 – 20 h 30
auditorium
Thierry BONNOT (Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux, CNRS)
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A partir d’une réflexion sur la notion de « culture matérielle » et ses définitions dans le monde occidental, nous effectuerons un tour d’horizon des travaux dans ce domaine de recherche (recherches sur les objets, les techniques, la consommation, etc.). Examiner la façon d’aborder les objets dans les sciences humaines et sociales, permet d’analyser ce que cela implique dans la valorisation des connaissances. La méthode de la biographie d’objets fait partie de cette réflexion. Mise en œuvre autour de plusieurs cas concrets, cette méthode consiste à produire des récits permettant de décrire une succession de situations sociales et une multiplicité de rapports sociaux entre individus, collectifs et objets. Elle constitue un levier pour saisir les enjeux politiques du rapport aux objets et pour mettre en évidence la complexité sociale des choses.


Profil:
Thierry BONNOT
Thierry Bonnot est chargé de recherche au CNRS, membre de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (IRIS, Paris). Historien de formation initiale, il a d’abord travaillé dans un écomusée sur des parcours d’objets céramiques, de l’usine aux collections. Il réfléchit au statut social des objets, à leurs modes d’appropriation et à la constitution des patrimoines. Il a publié La vie des objets (2002) et L’attachement aux choses (2014).

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TOKORO Ikuya
Professeur à l’Université des langues étrangères de Tokyo, membre du Research Institute for Languages and Cultures of Asia and Africa.
Diplômé de l’Université de Tokyo, il fut chercheur invité à l’université de Leyden. Anthropologue, il poursuit depuis 1990 un travail de terrain sur les sociétés musulmanes des archipels de l’Asie du sud-est, en particulier au sud des Philippines et en Malaisie. Son travail s’est orienté plus récemment sur l’étude des « choses », comprises comme ne se limitant pas seulement à la culture matérielle mais comprenant aussi des êtres animés non-humains, ou les phénomènes naturels, comme par exemple les perles, au Japon et en Asie.
Il a publié en japonais Anthropologie des choses (2011) ; Pourquoi part-on sur le terrain ? Invitation au travail d’enquête (2015) ; L’Islam en Asie du sud-est (2012) ; Anthropologie de la globalisation – Histoire, anthropologie et études régionales (2012)…

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Discutant: TOKORO Ikuya (université des langues étrangères de Tokyo)
Modérateur : Sylvie BEAU-KOBAYASHI (UMIFRE 19, MFJ)
Organisation : Bureau français de la MFJ
Soutien : Institut français (Paris), Ambassade de France au Japon/IFJ

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

Philosopher en langues


avec traduction simultanée
mercredi 25 novembre 2015 / 18 h 30 – 20 h 30
auditorium
Barbara CASSIN (CNRS)
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L'homme est un animal doué de « logos » - « ratio et oratio », raison et discours, comme traduisent les Latins. On suppose généralement, avec les Lumières, que les concepts, et donc la pensée philosophique, se caractérisent par leur universalité. Pourtant, on sait aussi que chaque langue est quelque chose comme une vision du monde, si bien que l'expérience de la traduction est un véritable  savoir-faire avec les différences.
C'est cette tension que je voudrais explorer, en m'appuyant sur l'expérience philosophique et politique que constitue l'ouvrage collectif du Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles  (Seuil/ le Robert, 2004), aujourd'hui en cours de traduction-adaptation dans une douzaine de langues.

Profil
Barbara Cassin est spécialiste de philosophie grecque, et travaille sur ce que peuvent les mots. Elle préside le conseil du Collège International de Philosophie. Ses recherches portent en particulier sur la sophistique et les présocratiques et sur la traduction : elle a dirigé le Vocabulaire Européen des Philosophies. Dictionnaire des intraduisibles.  Elle a reçu le grand prix de philosophie de l'Académie française en 2012 pour l'ensemble de son œuvre.


Discutant : MASUDA Kazuo (univ. de Tokyo)
Organisation : Fondation MFJ, Bureau français de la MFJ
Soutien : Ambassade de France au Japon/IFJ


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Barbara CASSIN donnera une conférence le mardi 24 novembre à l'Institut français du Kansai.
Cliquer sur l'image pour plus d'information.

* À l'exception des séminaires fermés de recherche ou des événements exceptionnels requérant une inscription payante, l'accès aux manifestations de la MFJ est libre et gratuit. Prière de vous inscrire.

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